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La PMA et moi... #1

mercredi 14 novembre 2018

Tu l'as sans doute compris, si tu as lu le titre, cet article ne va pas être des plus drôles... Quoiqu'on  essaye souvent de relativiser et de prendre tout notre parcours, l'homme et moi, de façon légère, la PMA (ou de son petit nom procréation médicalement assistée) n'est pas une affaire légère... et malheureusement ces deux dernières années, elle a pris une place importante dans notre petite vie...

Comment nous en sommes arrivés là ? 
Premièrement, mon amoureux ne peut pas avoir d'enfants et je l'ai toujours su ... C'est déjà un frein... Mais, je ne souhaite pas lui jeter la pierre parce que ce n'est pas le seul problème... Donc, aujourd'hui, c'est surtout de ma partie dont je vais te parler... 

Depuis toute jeune, j'ai su qu'avoir un enfant n'était pas toujours quelque chose de simple. A 18 ans, je n'étais toujours pas réglée normalement... J'avais mes règles mais que tous les 4 ou 5 mois... Ça ne me dérangeait pas vraiment, parce que il faut être honnête... qui peut bien aimer avoir ses règles hein ? 
Le souci, c'est que lorsque j'ai commencé à avoir des rapports amoureux, je n'étais jamais sûre d'être enceinte ou non... A cette époque là, je ne voulais pas encore être maman... C'était bien trop tôt ! Je n'avais pas fini mes études.  Je n'avais pas plus d'emploi stable et j'étais encore loin d'être une femme...

Je me suis donc retrouvée à faire des analyses sanguines, des échographies pour comprendre ce qu'il se passait... Et le diagnostique est tombé. J'ai le syndrome de Stein-Levanthal plus communément appelé le syndrome des ovaires polykystiques... 
Dans un premier temps, on m'a conseillée de consulter un endocrinologue pour stabiliser mes taux hormonaux... C'est ce que j'ai fait. Je suis repartie de son cabinet avec une prescription pour une pilule contraceptive. Elle réglait à la fois mon problème d'absence de règles et le fait que je n'étais pas encore prête à être maman...

Seulement, à aucun moment, on ne m'a vraiment expliqué qu'il me serait compliqué d'avoir un enfant avec cette "maladie"... Je me doutais bien que çà ne serait pas facile mais pas que je devrais en passer par la PMA. 

L'explication, elle est venue réellement une dizaine d'années plus tard, quand, étant en couple avec un homme depuis quelques temps déjà, j'ai décidé d'arrêter la pilule... J'ai donc réappris à connaître mon corps ainsi que tous les symptômes liés aux dérèglements hormonaux ... Je te parle de l'absence de règles, la prise de poids, un petit duvet peu esthétique au dessus de ma bouche, des troubles prémenstruels quand mes mauvaises copines débarquaient tous les un à deux ans, et les petits problèmes de peau aussi... 
J'ai aussi bien compris qu'avoir un bébé devenait compliqué en l'absence de règles... J'ai alors profité d'une des rares consultations gynécologiques (c'est pas bien on est d'accord ! mieux vaut être suivie réguliérement), que j'ai eue à l'époque, pour poser la question au gynécologue. Elle a pris le temps de m'expliquer le fonctionnement des ovaires polykystiques...  Les mots "conception" et "traitement" ont alors été prononcés dans la même phrase... 
Je n'ai dés lors eu de cesse de comprendre de quoi il s'agissait. J'ai cherché dans des bouquins puis sur internet... Et, tout çà n'a fait que renforcer ce pressentiment que j'avais depuis ado : "concevoir un enfant n'est pas une chose facile"

Deux années plus tard, j'ai rencontré mon homme. Il a été honnête lors de notre premier rendez-vous il m'a annoncé qu'il ne serait jamais papa naturellement... J'aurais pu partir mais je suis restée car j'en suis convaincue, il est mon âme-soeur ! Et surtout, je savais que de toutes les façons, la PMA ferait partie de ma vie...

Lui et moi, avons fait les choses dans l'ordre. Nous nous sommes pacsés puis mariés. Nous avons monté un dossier pour bénéficier d'un don de gamètes (de sperme). Et nous avons attendu... Nous l'avons attendu deux ans, ce don... Laisse-moi te dire que deux ans quand tu en as déjà 35 ans ça te parait très long... 

Un jour, un courrier est arrivé, nous avions notre don. Il manquait juste une petite prise de sang et une radiologie au nom barbare : une hystérosalpingographie... 
Je faisais alors mes premiers petits, désagréables mais vrais pas dans le monde invasif de la PMA...

Voilà, tu connais maintenant mon parcours pour en arriver jusque là ... Je te raconterais dans un prochain article mon quotidien avec la PMA et mes questionnements aussi... Je ne sais pas si çà intéressera tout le monde...    Mais une chose est sûre quand on passe par un tel chemin, on a souvent besoin de lire d'autres témoignages pour se sentir moins seul (es) et c'est ce qui m'a vraiment poussée à te parler de tout çà ici... Et puis si toi aussi, tu es passé (e) par tout çà et que tu veux en parler, n'hésite pas... 

PS:  La petite fille en photo là-haut, c'est moi... C'était encore l'insouciance...







4 commentaires :

  1. merci de partager , je t'embrasse

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    1. De rien. Je me dis que les témoignages sont toujours utile... Bisous

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  2. C'est très émouvant de te lire car pour avoir vécu deux fois ce parcours, je sais que pouvoir partager nous a vraiment manqué la 1ere fois. C'est bien que tu oses en parler librement, je suis sûre que ça t'aidera à traverser tout ça. Bon courage à vous deux ������

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    1. Merci beaucoup pour ton message :-)
      Il est vrai qu'en parler fait un bien fou aussi ! Je pense que çà permet de se sentir utile d'un certain côté, de transformer le négatif en positif aussi et puis surtout, ça permet de se décharger d'un stress qui n'est jamais bon...

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